La classe dirigeante a démontré à plusieurs reprises son incapacité à lutter contre la pandémie. Aujourd’hui, la situation s’aggrave considérablement. Que peut faire la classe ouvrière ?

Depuis des mois, le Conseil fédéral refuse de prendre les mesures nécessaires dans le contexte de la pandémie. Cela est dû à la pression des puissants capitalistes (association patronale, economiesuisse & Co.), qui sont unis contre tout ce qui pourrait mettre en danger les profits.

Sans défense face à la deuxième vague

De cette façon, les riches et les puissants envoient la classe ouvrière sans défense dans la deuxième vague. Nous devons le dire très clairement : les morts, les malades, le tri des patients dans les unités de soins intensifs, la pression étouffante sur les médecins et les infirmières, tout cela est la faute des capitalistes et de leur Conseil fédéral. Nous ne pouvons en aucun cas compter sur eux pour prévenir la catastrophe imminente (en fait déjà présente) !

Le principal problème est que personne ne montre de réelle alternative à la situation actuelle. Même lorsque la limite de capacité des lits d’hôpitaux a été atteinte dans plusieurs cantons, le Conseil fédéral a retardé le confinement sans être vraiment attaqué politiquement.

Le grand parti de gauche, le PS, qui fait partie du Conseil fédéral, soutient toutes les pierres angulaires de la politique criminelle concernant le Coronavirus. Par exemple, la direction du PS soutient le conte de fées selon lequel les mesures actuelles sont « dures » et donc efficaces. C’est une gifle cynique au visage des travailleurs de la santé qui sont envoyés dans la deuxième vague comme de la chair à canon. L’Union syndicale se laisse également entraîner dans la politique pro-capitaliste du Conseil fédéral et a voulu « empêcher un confinement général » avant la fin du mois d’octobre.

Les directions du PS et des syndicats doivent constamment s’opposer à la bourgeoisie et au Conseil fédéral. Mais ils ne le font pas pour le moment. Nous ne pouvons pas attendre que les dirigeants de ces organisations mènent la résistance. La situation est beaucoup trop urgente. Seule la classe ouvrière peut éviter la catastrophe imminente !

Le rôle de la classe ouvrière

Les travailleurs les plus conscients doivent s’organiser en comités sur le lieu de travail et discuter des questions suivantes : Que pouvons-nous faire pour nous protéger et protéger l’ensemble de la classe ouvrière de la deuxième vague ? Comment pouvons-nous mettre en œuvre les mesures urgentes et nécessaires ? Les revendications suivantes devraient être au centre de la discussion :

  • Mesures de sécurité : Les travailleurs décident des conditions de sécurité dans les entreprises. En même temps, tous les emplois et tous les salaires sont garantis. De cette manière, nous nous assurons que la pandémie est contenue sans craintes existentielles. La santé avant les profits ! Si le patron refuse d’accepter ce principe, il y aura des grèves et des dénonciations publiques.
  • Capacité en matière de santé : Les travailleurs de la santé décident de l’intégration immédiate de toutes les cliniques privées dans les soins de santé publics. Suspension immédiate de toutes les opérations non-urgentes et planification et coordination nationales des capacités hospitalières. Nous avons besoin de toutes les ressources, indépendamment du fédéralisme bureaucratique et de l’appât du gain des actionnaires de la clinique ! Application des règlements de protection et congé payé pour les groupes à risque. En outre, une augmentation de salaire immédiate de 50 % pour toutes les infirmières et le respect des périodes de repos. Nous ne sommes pas de la chair à canon !
  • Adaptation de la production en fonction de nos besoins : Il y a un manque de capacité et de matériel partout. Les travailleurs doivent orienter la production sociale de telle sorte que nous puissions prévenir la catastrophe imminente ! Les travailleurs doivent orienter leur production vers l’expansion massive des tests, des respirateurs et autres instruments médicaux.
  • Qui paie ? Les ressources financières nécessaires ne doivent pas être obtenues par le biais d’impôts généraux ou de mesures d’austérité supplémentaires, mais par la nationalisation des banques et des institutions financières ! Partout où les capitalistes résistent à ces mesures vitales, notre réponse est l’expropriation. Nous n’avons pas besoin de « patrons » qui font passer leurs besoins de profit personnel avant la santé des travailleurs et de leurs familles !
Ce programme est nécessaire et possible !

Ces exigences peuvent sembler radicales, mais cela ne change rien au fait qu’elles sont nécessaires. Les capitalistes et leur Conseil fédéral ont démontré à maintes reprises qu’ils sont incapables de s’attaquer à la pandémie pour nos besoins. Nous, les travailleurs, devons agir maintenant : C’est urgent et possible.

Nous avons assisté à plusieurs grands mouvements au cours des deux dernières années. Il y a des grèves régulières à Genève. Récemment, il y a eu un soulèvement des infirmières à l’échelle nationale. Mais ce n’est que le début. Une enquête de la SSR a montré que moins de la moitié de la population suisse fait désormais confiance au Conseil fédéral. Aujourd’hui, nous faisons partie d’une vague de radicalisation qui est historique selon les standards suisses !


Partout en Suisse, les travailleurs et les jeunes cherchent une sortie de crise. Ils ont besoin d’un programme qui montre comment la classe ouvrière elle-même peut lutter (voici le programme détaillé de l’étincelle contre la crise).

En tant que marxistes, nous lançons un appel à tous les travailleurs conscients, aux secrétaires syndicaux et aux membres du PS : sur la base du programme énuméré ici, nous devons créer des réseaux et nous mobiliser dans les entreprises. Nous devons faire pression sur les dirigeants des organisations de travailleurs pour qu’ils rompent avec la politique pro-capitaliste du Conseil fédéral. Ils doivent plutôt utiliser leurs ressources et leur publicité pour ancrer ce programme vital dans la classe ouvrière.

Ceux qui sont convaincus de l’orientation de nos revendications doivent s’organiser et travailler à leur mise en œuvre. Un travailleur actif, un étudiant actif peut en tirer bien davantage des personnes en lutte dans une telle situation. Aides à la tendance marxiste l’Étincelle  à ancrer ce programme nécessaire dans le PS, les syndicats, les écoles et les entreprises.

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