Depuis presque un mois, des étudiant-e-s de l’Université Nationale Autonome du Honduras (UNAH) sont mobilisé-e-s pour exiger de meilleures conditions pour les stages professionnels ainsi que contre le nouveau système d’immatriculation par indice académique. Il s’agit d’une lutte courageuse dans un contexte d’ébullition sociale. 

Le nouveau système d’immatriculation par indice académique prévu dans l’accord 029-2015 met des limites au nombre de cours auxquels les étudiant-e-s peuvent s’inscrire. Ces limites sont basées sur le résultat académique des étudiant-e-s, ce qui veut dire que ceux/celles qui ont obtenu de mauvaises résultats auront droit à moins de cours.

Face à cela, les étudiant-e-s de médecine et d’odontologie du campus de l’UNAH dans la Vallée de Sula (au nord du pays) ont initié ce combat en organisant des assemblées et réunions pour finalement organiser une grève avec occupation en exigeant de pouvoir dialoguer avec les autorités universitaires. Les autorités se sont montrées fermes dans leur position d’appliquer cette mesure et ont décidé au contraire d’annuler les cours pour la faculté d’odontologie comme représailles face au mouvement de grève qui se développait. Mais ce n’est pas tout. Toute une campagne d’attaques envers des dirigeant-e-s étudiant-e-s sont menées par les autorités universitaires et relayées par la presse bourgeoise mais des mesures sont également prises comme par exemple l’expulsion de facto de 12 étudiant-e-s.

 

Ceci a provoqué une vague de solidarité de la part du reste des étudiant-e-s et le mouvement de grève s’est étendu à d’autres campus dans le pays jusqu’à atteindre une ampleur nationale. Au début de cette semaine, les autorités ont fait recours à la police et l’armée afin de réprimer le mouvement étudiant et mettre un terme à l’occupation. Ceci est un viol de l’autonomie de l’Université qui fut obtenue par la lutte étudiante en 1957. Malgré la répression, la lutte des étudiant-e-s de l’UNAH continue dans les rues pour une éducation publique, démocratique, inclusive et émancipatrice.

Le Honduras est actuellement traversée par une vague de mobilisations nationales contre le gouvernement de Juan Orlando Hernandez. Les mobilisations regroupent pratiquement toutes les couches sociales du pays et les étudiant-e-s font partie des secteurs les plus combatifs. Leur mouvement de grève nationale est exemplaire pour le reste des secteurs en lutte contre l’impunité et corruption du gouvernement.

 

Solidarité avec la lutte des étudiant-e-s de l’UNAH !

A bas l’accord 029-2015 !

 

 

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