Les mesures d’austérité touchent de plus en plus de cantons et de plus en plus de domaines. Cette fois-ci, le gouvernement cantonal veut faire payer les salarié-e-s du service public. Face à ces tentatives, la résistance des fonctionnaires ne se fait pas attendre.

Fonctionnaires en colère !

Le 9 avril, environ 4000 fonctionnaires cantonaux se sont réunis à Place Neuve puis jusqu’à l’Hôtel-de-ville de Genève pour protester contre le projet SCORE (acronyme de Système compétences rémunérations évaluation). Ce projet prévoit en effet une réévaluation des fonctions à travers une nouvelle grille salariale. Il s’agit d’un projet technocratique mené de façon obscure par la direction des ressources humaines et les responsables hiérarchiques visant entre autre à réévaluer les rémunérations des fonctions de façon plus « efficace » et « cohérente » mais qui en réalité ne fait que les adapter à des méthodes de rémunération des fonctions proches du secteur privé. Elle vise par exemple un déplafonnement des hauts salaires alors que les plus bas salarié-e-s souffriront des baisses. Avec ce projet SCORE, il y aurait donc des « gagnants» et des « perdants », les fonctions du social et la santé seraient « revalorisées » alors que celles de la sécurité et de la formation seraient perdantes. Dans ces deux dernières, on constate un gap qui se creuse, notamment dans la sécurité où les hauts cadres seraient revalorisés alors que les gardiens de prisons verraient leur salaire baisser de 2% jusqu’à 9% ! Dans la formation, on peut souligner l’écart entre les salaires des profs du cycle qui baisseraient de 1.4% alors que ceux des profs du collège augmenteraient de 6,4%. Sans parler de beaucoup d’indemnités obtenues par la lutte des salarié-e-s qui seraient supprimées.

L’importance de la mobilisation

Face à ce projet, des mobilisations ont été convoquées par les syndicats notamment le SSP qui lança une pétition demandant des véritables négociations sur le contenu de ce projet obscur. La division entre les profs du cycle et du post-obligatoire a pu être bloquée par la mobilisation syndicale. Des réunions ont été tenus avec le conseil d’Etat mais qui se basaient essentiellement sur la manière dont on est arrivé au projet plus que sur son fond.

Non au « moins d’Etat »

Il est important de combattre ce projet qui vise comme dit précédemment à diviser les fonctionnaires ainsi que supprimer énormément d’indemnités pour ceux-ci. Ce projet est en plus une suite logique du conseil d’Etat dans sa politique libérale de « simplification » des services publics, c’est-à-dire leur adaptation aux méthodes arbitraires du privé. Dans cette vision, les services publics sont gérés comme des entreprises privées. La population a cependant bel et bien montré ce qu’elle pense de l’introduction de la logique marchande dans le secteur public en renvoyant le projet de privatisation de Naxoo. La mise en place de ce projet coutera environ 35 millions de francs qui pourraient au contraire être investis dans l’amélioration des conditions de travail dans le secteur public.

Pour le retrait de ce projet technocratique SCORE!

Oui à des bonnes conditions de travail pour les fonctionnaires!

Bryan Chirinos
comité JS Genève

 

 

 

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